Economie

  • Un rayon de soleil économique irradie Yverdon

    Flexcell va construire une usine de production de cellules solaires flexibles dans la Cité thermale. Huitante nouveaux emplois sont à la clé.

    Aussi paradoxal que cela puisse paraître en ces jours de brouillard, Yverdon s’apprête bel et bien à devenir une capitale européenne de l’énergie solaire grâce à l’expansion fulgurante d’une start-up locale. Le mystérieux acquéreur d’une parcelle de 43 000 m2 appartenant aujourd’hui à Leclanché est en effet sorti du bois hier soir: il s’agit de l’entreprise yverdonnoise de développement et de production de cellules photovoltaïques souples Flexcell (VHF-Technologies SA).

    Après des travaux de décontamination et de rénovation des bâtiments existants, la société établira sur cette parcelle une usine qui devrait permettre à la société d’employer 80 personnes supplémentaires d’ici un an. Installé dans les anciennes usines HPI, le centre de recherche et développement de Flexcell emploie aujourd’hui 40 collaborateurs contre une dizaine, il y a quelques mois à peine. Et cette véritable success story pourrait ne pas s’arrêter là. Autour de la future usine s’étend en effet un vaste terrain prêt à accueillir de nouveaux locaux si un agrandissement devenait nécessaire.

  • Le vacherin fabriqué à La Chaux s’exporte jusqu’au Japon


    Philippe Dousse fabrique chaque année soixante tonnes de Mont-d’Or. A la main, comme le veut la tradition.

    Ils sont quatre à oeuvrer dans un espace restreint, alourdi par la chaleur et l’humidité. Le fromager Philippe Dousse et ses employés découpent des pièces de lait caillé moulé, les sanglent une à une avec des bandes d’épicéa, avant de les faire égoutter. Des gestes qu’ils répètent mille fois par jour, depuis que la fabrication du Vacherin Mont-d’Or a repris à la laiterie de La Chaux, près de Cossonay, à la mi-août.

  • Bière: Deux thunes de moins sur les impôts

    Le taux d’imposition communal sera maintenu à septante points pour 28. Et les citoyens ne paieront plus l’impôt personnel fixe. Une bonne nouvelle pour les habitants de la commune de Bière. Leur impôt communal ne prendra pas l’ascenseur et sera maintenu à 7 points. Ainsi en ont décidé les conseillers communaux en approuvant le préavis municipal…

  • Philip Morris se met à l’abri à Lausanne

    Le groupe Altria a confirmé hier son intention de scinder les activités américaines et internationales de Philip Morris en deux entreprises distinctes dès l’an prochain. La manœuvre était dans l’air depuis des années. La séparation du pôle alimentaire du groupe, Kraft Food, annoncé en février, avait encore amplifié les rumeurs, qui se vérifient aujourd’hui.

    Le projet défendu par le CEO Louis C. Camillieri doit surtout séduire les investisseurs de Wall Street en séparant la vache à lait du groupe, Philip Morris International (PMI), de son canard boiteux, Philip Morris USA.

    Lausanne qui rit, New York qui pleure

    L’opération devrait permettre de maximiser la valeur boursière de PMI, qui assure les deux tiers des revenus du groupe actuel, en le libérant du boulet que sont devenues ses affaires aux Etats-Unis. Philip Morris détient en effet 50,3% d’un marché nord-américain qui se réduit d’année en année, balayant tout espoir de croissance. De plus, les plaintes collectives d’anciens fumeurs menacent toujours l’entreprise d’une amende faramineuse.

    C’est l’actuel CEO de Philip Morris USA, Michael E. Szymanczyk, qui deviendra le patron de cet Altria amputé. Louis C. Camillieri, lui, s’est réservé le meilleur morceau. Il prendra la direction de Philip Morris International (PMI), qui sera coté séparément sur la Bourse de New York, et les vastes bureaux de Lausanne deviendront le siège mondial du groupe. A l’inverse, le quartier général actuel d’Altria, à New York, sera fermé et transféré à Richmond, en Virginie. Entre 400 et 600 postes seront supprimés. Aux Etats-Unis, PM écoule tout juste 183 milliards de cigarettes par an, contre 831 milliards à l’international.

  • La formation des mères de famille, opération win-win de la BCV

    C’est bientôt la rentrée pour un petit groupe bien particulier d’employées à la Banque Cantonale Vaudoise (BCV). Le 3 septembre, une deuxième volée de mères de famille âgées de 35 à 50 ans va apprendre un nouveau métier: conseillère en clientèle. La première opération «Rejoignez-nous!» destinée à réinsérer dans la vie professionnelle des femmes ayant interrompu leur carrière durant plusieurs années, s’est achevée avec succès. Ou comment les «points noirs» du CV – interruption de l’activité professionnelle, âge, enfants… – peuvent devenir des atouts.

    Les dix heureuses participantes de la première édition, choisies parmi quelque 400 candidatures, ont terminé leur formation de 12 mois en juin. L’opération va au-delà du coup de pub pour la banque. Elle correspond, certes, à la volonté de la direction d’augmenter la proportion de femmes parmi ses employés, et de diversifier ses filières de formation. Mais il y a également un vrai besoin: les conseillers en clientèle sont rares sur le marché du travail. Recruter des femmes, avec un parcours de vie différent, offre plusieurs avantages: une formation rapide, des personnes expérimentées, et, surtout, particulièrement motivées. Une opération win-win (en français: gagnant-gagnant), selon l’expression consacrée, et utilisée par Eric Muller, directeur des ressources humaines à la BCV.